Texte de Gabriela Burri
publié 30.09.2026
mis à jour 30.09.2026
publié 30. septembre 2026
| mis à jour 30. septembre 2026
18 min. Temps de lecture
Une bonne protection anti-bruit va bien plus loin qu’un simple mur entre la route et l’espace de vie. Elle commence par une planification minutieuse et associe effet protecteur, rentabilité, esthétique et durabilité. Dans ce contexte, les éléments en béton préfabriqués durables jouent un rôle majeur : ils peuvent être produits avec précision, montés efficacement et adaptés de manière ciblée à chaque situation, grâce à leurs surfaces phonoabsorbantes.
Nous souhaitions aborder ce sujet sous différentes perspectives. Des spécialistes de la protection anti-bruit, de la planification et de la pratique, ainsi que Stefan Rüegg, notre expert interne, reviennent sur les défis actuels, les caractéristiques d’une protection anti-bruit efficace et les évolutions appelées à façonner nos espaces de circulation et de vie.

Dre Katharina Conradin
Directrice générale de la Ligue suisse contre le bruit
Géographe de formation, Katharina Conradin est directrice générale de la Ligue suisse contre le bruit. Cette association soutient les personnes affectées par les nuisances sonores, s’engage politiquement pour une meilleure protection contre celles-ci et sensibilise le monde professionnel.
Quels sont les effets du bruit constant de la circulation sur notre santé et notre bien-être ?
Le bruit a des répercussions importantes sur notre santé. Il est directement lié à de nombreuses maladies dites de civilisation, comme l’hypertension ou les problèmes cardio-vasculaires. Mais il peut également être une source de stress et de troubles mentaux, tels que la dépression ou l’anxiété. Ces effets ont fait l’objet de nombreuses études. Le bruit nuit en outre à la qualité du sommeil, ce qui peut avoir de graves conséquences à long terme, en favorisant notamment l’obésité ou le diabète. En effet, notre corps réagit bien avant notre réveil et libère des hormones qui nous mettent en état d’alerte.
Quand le bruit devient-il un véritable risque pour la santé ?
Ici, il faut faire la distinction. D’une part, lorsque l’on exerce un métier où l’on est exposé à beaucoup de bruit, par exemple dans la construction, ou bien lorsque l’on ne porte pas de protection auditive lors de concerts bruyants, on court le risque de détériorer son audition. D’autre part, il existe un véritable risque pour la santé lorsque l’on est soumis au brouhaha permanent de la route, voire des avions. Ce dernier cas pose problème : des mesures telles que la mise en place de murs de protection anti-bruit sont prises uniquement lorsque les valeurs seuil sont dépassées de manière durable. Or, pour les personnes qui vivent le long de routes très fréquentées, la nuisance devient souvent insupportable bien plus tôt. Et l’on oublie souvent que les limitations de vitesse sont une mesure de protection anti-bruit extrêmement économique et efficace.
Comment une protection anti-bruit efficace modifie-t-elle la qualité de vie ?
La qualité de vie augmente énormément : on peut dormir sans interruption, s’asseoir dans son jardin et écouter le chant des oiseaux, discuter près d’une fenêtre ouverte. Les bienfaits sur la santé physique et mentale des personnes concernées sont directs.
Selon vous, où faut-il agir en priorité aujourd’hui pour lutter contre le bruit en Suisse ?
L’augmentation du trafic constitue un problème majeur. Et pas seulement dans les villes, mais aussi dans les agglomérations traversées par de grands axes routiers. Comme le trafic de loisirs est aussi en forte hausse, les populations des vallées alpines ou des régions situées à proximité des cols sont également particulièrement touchées. La densification représente un autre défi : plus il y a de personnes qui vivent dans un espace restreint, plus le bruit augmente. Il est donc particulièrement important de faire preuve de prévoyance lorsque l’on construit, car une planification bien réfléchie permet de trouver de bonnes solutions. Par exemple, les locaux commerciaux peuvent être placés sur les façades les plus exposées au bruit et les appartements être conçus de sorte que la chambre à coucher soit située du côté calme.
La population se préoccupe-t-elle aujourd’hui davantage du bruit qu’auparavant ?
Je pense en effet que la sensibilité a augmenté, notamment avec la croissance démographique. Cependant, à l’heure actuelle, la lutte contre le bruit a plutôt tendance à perdre du terrain en politique. Les nuisances sonores ont une très forte composante sociale. Les ménages à faibles revenus n’ont pas les moyens d’acquérir un logement à la campagne et vivent plus souvent dans des rues très passantes ou à proximité de lignes de chemin de fer. Il est souvent extrêmement difficile de se protéger de ce bruit. Sur le plan politique, les personnes concernées ne disposent pas de puissants lobbys pour les défendre.
Quelles idées reçues entendez-vous le plus souvent au sujet de la protection anti-bruit ?
Dans le contexte de la densification notamment, on entend souvent dire que les protections anti-bruit augmentent les coûts, voire retardent les projets. Mais c’est penser à très court terme. Les immeubles exposés au bruit perdent de la valeur, sont peu attractifs et connaissent des changements fréquents de locataires. La protection anti-bruit est un investissement qui protège la valeur future d’un bien immobilier.
Qu’espérez-vous de la part des politiques, des autorités et du secteur de la construction ?
J’aimerais que la lutte contre le bruit gagne en importance. Compte tenu de la croissance démographique et aussi de la hausse du trafic, il est indispensable de poser les jalons dès maintenant. Nous ne devons pas commettre les mêmes erreurs que dans le domaine de la protection du climat.
À quoi ressemble pour vous la protection anti-bruit de demain ?
Le meilleur bruit est celui qui ne se produit pas du tout. Il faut donc repenser la mobilité, tant sur la route que dans les airs. Même si un tel changement semble illusoire, c’est une nécessité. Les villes ont également besoin d’une planification intelligente et tournée vers l’avenir. Souvent, les mesures anti-bruit protègent aussi de la chaleur. Citons, par exemple, les cours intérieures ombragées et végétalisées, les jeux d’eau, les arbres. Il faut en outre une volonté politique de protéger la population dans le respect du principe de prévoyance. Et je suis certaine que le bruit joue indirectement un rôle non négligeable dans l’augmentation de nos frais de santé.
Quelle évolution aura le plus d’effet sur la qualité de vie le long de nos voies de circulation ?
Réussir à repenser la mobilité serait la mesure la plus efficace : se déplacer moins loin, moins fréquemment et à la force de ses propres jambes. Les limitations de vitesse sont en outre les mesures anti-bruit les plus économiques. Ce n’est qu’ensuite que viennent, par exemple, les murs de protection anti-bruit, en particulier le long des axes très fréquentés. En les combinant avec des panneaux solaires, on ferait d’une pierre deux coups.
Qu’aimeriez-vous dire aux équipes de planification, aux maîtrises d’ouvrage ou à la population au sujet du bruit ?
La protection anti-bruit est une mesure d’avenir. Moins de bruit, c’est une meilleure santé et moins de stress. La planification doit placer l’humain au centre, pas les transports. Sur ce point, nous avons une grosse marge de progression.

Franziska Stucki
Responsable de projet chez B+S AG, Berne
Quels sont les défis liés à la planification de projets de protection anti-bruit le long des axes de circulation très fréquentés ?
Le principal défi consiste à satisfaire simultanément de nombreuses exigences différentes. Un mur de protection anti-bruit doit respecter les prescriptions légales applicables, être structurellement sûr, résister à l’épreuve du temps et s’intégrer dans l’infrastructure existante. En parallèle, il faut tenir compte de l’espace, des conduites, des ponts, du drainage, des conditions de visibilité ainsi que des accès d’entretien. Sans oublier que les travaux sont réalisés sans interruption du trafic. Lors de la planification, il est donc essentiel de s’assurer que le chantier est sûr, se déroule bien et gêne le moins possible la circulation.
Vous avez accompagné un projet d’envergure complexe lors de l’élargissement de l’A1 à six voies. Quelles enseignements en tirez-vous ?
Un projet de cette ampleur souligne l’importance cruciale d’une planification précoce et interdisciplinaire. La protection anti-bruit ne peut pas être pensée à part ; elle doit être coordonnée avec la construction des routes, les ouvrages d’art, la géotechnique, le drainage, les conduites, l’environnement et la mobilité. Il est aussi essentiel que l’exécution soit d’une grande précision. Même de légers écarts au niveau des éléments de construction peuvent compliquer l’installation de la structure anti-bruit.
Quels facteurs déterminent le type de protection anti-bruit à utiliser ?
Les émissions sonores calculées et les exigences légales sont les aspects les plus importants. S’ajoutent ensuite l’espace à disposition sur place, la topographie, la hauteur de mur nécessaire, le sol de fondation disponible ainsi que la rentabilité tout au long du cycle de vie de l’ouvrage. L’entretien, la pérennité, l’esthétique et la durabilité jouent également un rôle non négligeable. Dans le cas des éléments en béton de lave, l’absorption phonique de la surface a aussi son importance, car elle réduit les réflexions sonores gênantes.
Comment réussir l’équilibre entre fonctionnalité, rentabilité et esthétique ?
Un bon projet de protection anti-bruit prend en compte ces trois aspects dès le début. La fonctionnalité est une priorité absolue, car l’effet protecteur doit pouvoir être démontré. En parallèle, on peut réduire les coûts en utilisant des éléments standardisés, une structure optimisée et une installation économique. L’esthétique ne devrait pas être abordée en dernier lieu. Le choix des matériaux, la structure des surfaces, les couleurs et une intégration harmonieuse dans le paysage contribuent fortement à l’acceptation des ouvrages.
Quel rôle joue la préfabrication d’éléments en béton dans les grands projets d’infrastructure ?
La préfabrication offre des avantages considérables. Les éléments sont produits dans des conditions contrôlées avec une qualité constante. Sur le chantier, la durée des travaux est ainsi nettement réduite, un aspect particulièrement crucial sur les autoroutes très fréquentées. Des travaux plus courts limitent les perturbations du trafic et les risques pour les équipes sur site. La fabrication industrielle assure une grande précision dimensionnelle et une production en série rentable.
Quelles évolutions techniques sont appelées à marquer la protection anti-bruit ?
Les matériaux phonoabsorbants plus performants et les structures de surface optimisées constituent une tendance majeure. En parallèle, les méthodes numériques, comme les solutions de BIM, gagnent en importance, rendant la planification, la coordination et l’exécution plus efficaces. La durabilité est aussi appelée à être davantage prise en compte, notamment l’utilisation de matériaux de construction écologiques, de bétons à teneur réduite en CO₂ et de structures résistantes nécessitant peu d’entretien.
Selon vous, en quoi consiste un projet de protection anti-bruit réussi ?
L’installation est fiable et remplit bien sa fonction de protection. Elle s’intègre dans l’environnement, est réalisée de manière économique et nécessite le moins d’entretien possible sur plusieurs décennies.
À quoi ressemble pour vous la protection anti-bruit de demain ?
La protection anti-bruit de demain sera pensée de manière plus globale. Outre les murs de protection anti-bruit classiques, elle combinera des revêtements phonoabsorbants, une mobilité optimisée et des matériaux de construction durables. L’objectif reste de réduire le bruit aussi efficacement que possible à proximité de sa source.
Quelle évolution aura le plus d’effet sur la qualité de vie le long de nos voies de circulation ?
C’est la combinaison de différentes mesures qui aura le plus d’effet. Des revêtements phonoabsorbants modernes sur les routes, des véhicules moins bruyants, des limitations de vitesse et des installations de protection anti-bruit efficaces se complètent mutuellement. Ce n’est que l’interaction entre ces mesures qui conduit à améliorer sensiblement la qualité de vie des riveraines et riverains.
Qu’aimeriez-vous dire aux équipes de planification, aux maîtrises d’ouvrage ou à la population au sujet du bruit ?
La lutte contre le bruit est un investissement à long terme en faveur de la qualité de vie. De bonnes solutions émergent lorsque les exigences techniques, la rentabilité et les besoins de la population sont pris en compte à parts égales. Une planification minutieuse, une excellente qualité d’exécution et des constructions à l’épreuve du temps portent leurs fruits pendant des décennies et apportent une contribution déterminante à la protection des personnes et de l’environnement.

Sam Lanners
Coprésident de Cercle Bruit Suisse
Quels sont les effets du bruit constant de la circulation sur notre santé et notre bien-être ?
Le bruit permanent de la circulation est bien plus qu’une nuisance. Il exerce une influence avérée sur notre santé et notre bien-être. Ce qui pose particulièrement problème, c’est que notre corps réagit au bruit même lorsque nous ne le percevons pas consciemment pendant notre sommeil. Les phénomènes sonores récurrents peuvent activer le système de stress et augmenter à long terme le risque de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension ou de troubles métaboliques.
Le bruit de la circulation affecte également notre qualité de vie. Quand on y est constamment exposé, on dort moins bien, on a plus de mal à récupérer et l’on a tendance à utiliser bien moins souvent son balcon ou son jardin. Le calme n’est donc pas un luxe, mais une condition essentielle à la santé et à la qualité de vie.
Quand le bruit devient-il un véritable risque pour la santé ?
Le risque pour la santé ne survient pas seulement à des niveaux de bruit très élevés. La durée, la fréquence et surtout le moment de l’exposition sont autant de facteurs décisifs. Les bruits nocturnes sont particulièrement problématiques, car ils peuvent perturber le sommeil et déclencher des réactions de stress inconscientes.
Il est important d’avoir conscience que des immissions en dessous des seuils légaux peuvent déjà nuire à la santé. Ces valeurs ne définissent donc pas une limite nette entre « sain » et « malsain », mais constituent un cadre juridique pour la protection préventive de la population.
Comment une protection anti-bruit efficace modifie-t-elle la qualité de vie ?
Une protection anti-bruit efficace améliore directement la qualité de vie. Les personnes dorment mieux, peuvent mieux se reposer et passent à nouveau plus de temps dehors dans leur environnement immédiat. En parallèle, les effets nocifs sur la santé diminuent.
Il est essentiel de réduire le bruit autant que possible à la source ou sur la voie de propagation, par exemple grâce à des revêtements phonoabsorbants sur les routes, des limitations de vitesse appropriées ou des obstacles à la diffusion du son. De telles mesures profitent à l’ensemble des riveraines et riverains tout en renforçant l’attractivité des espaces publics.
Selon vous, où faut-il agir en priorité aujourd’hui pour lutter contre le bruit en Suisse ?
La priorité reste d’agir sur le trafic routier, qui est de loin la source de bruit la plus importante en Suisse. Bien que des progrès considérables aient été réalisés au cours des dernières décennies, de nombreuses personnes sont encore exposées au vacarme excessif de la circulation.
La population se préoccupe-t-elle aujourd’hui davantage du bruit qu’auparavant ?
Oui. Ces dernières années, la question du bruit a gagné en visibilité comme sujet de santé et de qualité de vie. Alors qu’autrefois, les nuisances sonores isolées étaient souvent au premier plan, la population a aujourd’hui davantage conscience qu’une exposition permanente peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. En parallèle, le calme est de plus en plus valorisé.
Quelles idées reçues entendez-vous le plus souvent au sujet de la protection anti-bruit ?
Une idée reçue fréquente prétend que l’électromobilité va largement résoudre le problème du bruit de la circulation. Or, les pneus d’une voiture sur la chaussée sont déjà la principale source de nuisance sonore à partir d’environ 25 km/h. Des revêtements phonoabsorbants, des pneus appropriés, etc. restent donc des mesures centrales.
Qu’espérez-vous de la part des politiques, des autorités et du secteur de la construction ?
J’aimerais surtout plus d’objectivité et moins de polémique dans la discussion sur les limitations de vitesse. Ni la généralisation de la limitation à 30 km/h ni l’exclusion générale de cette mesure sur les routes fréquentées ne sont efficaces. Il est essentiel de procéder à une analyse approfondie au cas par cas, en tenant compte des conditions locales, des dispositions légales ainsi que des objectifs en matière de protection anti-bruit, de sécurité routière et de mobilité.
À quoi ressemble pour vous la protection anti-bruit de demain ?
La protection anti-bruit de demain fera partie intégrante de la planification des transports et des agglomérations. Il ne s’agira plus seulement de respecter les seuils, mais de créer et d’entretenir activement des espaces calmes et agréables à vivre.
Les évolutions techniques, telles que les revêtements de chaussée phonoabsorbants ainsi que les pneus et les véhicules silencieux, seront aussi importantes que la gestion intelligente du trafic et un aménagement judicieux de l’espace. En parallèle, la qualité du calme comme ressource environnementale de plein droit va gagner en importance.
Quelle évolution aura le plus d’effet sur la qualité de vie le long de nos voies de circulation ?
C’est la réduction systématique du bruit directement à la source qui aura le plus d’effet. L’OFEV a montré que les revêtements de chaussée phonoabsorbants et les vitesses adaptées à la situation sont des mesures particulièrement efficaces pour réduire nettement le nombre de personnes touchées par les nuisances sonores de la circulation. Lorsque plusieurs solutions qui agissent directement à la source sont combinées, leur effet est encore renforcé.
Qu’aimeriez-vous dire aux équipes de planification, aux maîtrises d’ouvrage ou à la population au sujet du bruit ?
À long terme, il sera essentiel que la protection anti-bruit soit prise en compte dès la planification des routes, des agglomérations et des offres de mobilité. C’est la manière la plus efficace pour associer protection de la santé, qualité de vie et développement durable.

Stefan Rüegg
Product Manager protection contre le -bruit et éléments en béton au sein du groupe MÜLLER-STEINAG
Qu’est-ce qui fait un bon élément de protection anti-bruit ?
Un bon élément anti-bruit doit être esthétique sans pour autant trop attirer l’attention, offrir une protection acoustique adaptée à la situation et résister aux influences environnementales pour garantir une longue durée de vie. Combiné à notre matériau de construction recyclable, le béton, on obtient un élément de protection anti-bruit performant et durable.
Quels sont les avantages de la préfabrication d’éléments en béton par rapport à d’autres méthodes de construction ?
Dans la mesure où elle est réalisée dans un environnement aux conditions atmosphériques et thermiques contrôlées, la préfabrication permet d’obtenir une meilleure qualité et un gain de temps considérable par rapport aux méthodes de construction traditionnelles.
Quelles exigences les maîtrises d’ouvrage imposent-elles aujourd’hui aux systèmes modernes de protection anti-bruit ?
Les pouvoirs publics mettent l’accent sur les valeurs d’absorption ainsi que sur la durée de vie. La durabilité occupe également une place de plus en plus importante.
Les maîtrises d’ouvrage privées ou leurs équipes de planification exigent des solutions aussi sobres que possible, en raison des prix élevés du terrain et de la densité des zones bâties.
Quels défis rencontrez-vous lors de la production ?
Le principal défi consiste à toujours obtenir des produits qui répondent à nos strictes exigences de qualité. Outre l’indispensable constance des matières premières pour le béton, il faut aussi garantir une préparation efficace des travaux en étroite collaboration avec les équipes de production. Cette démarche permet d’atténuer la pression croissante des délais.
Comment garantissez-vous la qualité et la longévité ?
La qualité est synonyme de longévité. Nous surveillons la qualité dans le cadre de notre contrôle de production en usine. Ce faisant, nous vérifions et documentons en permanence non seulement les propriétés des matériaux, mais aussi la précision dimensionnelle.
Quel rôle jouent la durabilité et l’efficacité des ressources dans la fabrication ?
La durabilité ainsi que l’efficacité en matière de ressources et de temps jouent un rôle crucial dans la production. Nous nous devons de fournir des solutions durables aux donneurs d’ordre et aux générations futures. L’utilisation efficace des matériaux et l’optimisation des délais de fabrication font partie du cahier des charges du secteur pour pouvoir exister sur le marché. C’est pourquoi nous vérifions et optimisons en permanence nos processus. La teneur en CO2 de nos produits est actuellement une question très présente dans notre secteur. À cet égard, nous testons fréquemment l’utilisation de nouveaux produits proposés par nos fournisseurs, par exemple des ciments à faible teneur en CO2 ou des adjuvants plus efficients, et les intégrons à nos formules.
Quelle évolution aura le plus d’effet sur la qualité de vie le long de nos voies de circulation ?
Le défi majeur consiste à réduire les émissions à la source et les immissions chez la receveuse ou le receveur. Il faut donc des avancées techniques au niveau des revêtements, des pneus des véhicules ou des rails, mais aussi des roues de locomotive ou de voiture, ainsi que des fenêtres insonorisées. Tant que ces méthodes ne permettent pas de réduire les niveaux de bruit en dessous des seuils légaux, nos produits resteront nécessaires.
Qu’aimeriez-vous dire aux équipes de planification, aux maîtrises d’ouvrage ou à la population au sujet du bruit ?
Des produits éprouvés, pérennes et recyclables peuvent apporter une contribution importante aux projets de construction durables. MÜLLER-STEINAG ELEMENT AG se fera un plaisir de vous accompagner dès la phase de planification et vous présentera des possibilités adaptées à la réalisation de votre projet.